PARIS, 30 avril 2008 - source : AFP22 juin 2008
unicef:solutions pour la survie des enfants en Afrique
Rapport
Survie de l’enfant en Afrique : les solutions sont connues
![[IMG] Situation des enfants d'Afrique 2008](http://www.unicef.fr/mediastore/1/4182-2.jpg)
« Chaque année, près de 10 millions d’enfants meurent avant d’avoir atteint l’âge de cinq ans et la moitié de ces décès surviennent en Afrique, a déclaré la directrice générale de l’Unicef Ann Veneman. On peut sauver des vies lorsqu’il existe des systèmes de santé intégrés au niveau de la communauté ».
En Algérie, Maroc, Tunisie, Libye et Egypte, les taux de mortalité infantile ont chuté d’au moins 45% entre 1990 et 2006, ce qui devrait leur permettre d’atteindre l’Objectif du Millénaire pour le développement concernant la survie de l’enfant (qui vise une diminution des deux tiers pour la mortalité des enfants de moins de cinq ans entre 1990 et 2015).
En Afrique subsaharienne, la mortalité des moins de cinq ans a diminué de 14% seulement entre 1990 et 2006. Un enfant sur six meurt avant d’atteindre l’âge de cinq ans. L’Afrique subsaharienne est la région du monde où les enfants ont le plus de mal à survivre.
Parmi les progrès notables :
- le nombre de décès dus à la rougeole en Afrique subsaharienne a chuté de 91% entre 2000 et 2006 ;
- seize pays africains ont triplé leur couverture en ce qui concerne les moustiquaires imprégnées d’insecticide, pour la protection contre le paludisme, depuis 2000 ;
- les taux d’allaitement exclusif au sein sont passés de 22% en 1996 à 30% en 2006 dans l’ensemble de l’Afrique subsaharienne ;
- entre 2004 et 2006 la couverture des traitements antirétroviraux, pour prévenir la transmission du VIH de la mère à l’enfant, a été multipliée par trois dans l’Afrique de l’est et l’Afrique australe ;
Pour faire encore progresser la survie de l’enfant, l’Unicef insiste sur la nécessité d’organiser un continuum de soins pendant la grossesse, l’accouchement, la petite enfance. Il faut renforcer les services de santé, de la communauté jusqu’à la clinique locale, l’hôpital du district et au-delà. « Les services et pratiques qu’il faut adopter pour éviter les décès d’enfants sont bien établis, a rappelé Mme Veneman. Les vaccinations, les moustiquaires imprégnées d’insecticide et les suppléments de vitamine A sont trois interventions qui ont contribué à diminuer le nombre de décès ces dernières années ».
L’Unicef demande à toutes les parties prenantes – gouvernements, institutions internationales, ONG, société civile et secteur privé – de se rallier derrière les objectifs de la survie des mères, des nouveau-nés et des enfants.
Lire aussi :
16:33 Publié dans VEILLE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : survie, enfant, afrique, rapport, unicef
rapport Sénat pour une gestion responsable de l'Hôpital
Communiqué du 19 juin 2008 
Pour une gestion responsable de l'hôpital
La commission des affaires sociales, présidée par Nicolas About (UC‑UDF, Yvelines) a approuvé les conclusions des rapporteurs Alain Vasselle (UMP, Oise) et Bernard Cazeau (Soc, Dordogne) qui présentaient, au nom de la Mecss, un rapport sur le pilotage de l’hôpital.
La Mecss a voulu s’intéresser à l’hôpital à un moment où celui-ci est placé au cœur des évolutions de la politique sanitaire, comme en attestent les déclarations du Président de la République, de la ministre de la santé, ou le nombre d’études lancées sur le sujet, au premier rang desquelles le rapport sur les missions de l’hôpital présenté par Gérard Larcher.
Avec 44 % des dépenses de l’Ondam, l’hôpital est aujourd’hui confronté à des enjeux majeurs. La Mecss a choisi de mettre l’accent sur trois sujets moins souvent mis en exergue mais essentiels : la fixation des tarifs, l’équilibre financier des établissements et la question de l’emploi hospitalier.
- Le processus de détermination des tarifs apparaît à bien des égards insuffisamment maîtrisé par la direction de l’hospitalisation et de l’organisation des soins (Dhos). Les études attendues depuis plusieurs années sur les coûts de production des différentes catégories d’établissements et le coût lié à un certain nombre de charges spécifiques (précarité, permanence des soins, coût du travail) ne seront pas achevées d’ici la fin de l’année, malgré les engagements du Gouvernement. De ce fait, le processus de convergence est en panne et les établissements de santé s’estiment pénalisés.
- L’enlisement financier actuel des hôpitaux illustre les défaillances du pilotage. La mise en œuvre des contrats de retour à l’équilibre financier, qui devaient accompagner les aides exceptionnelles consenties à partir de 2004, s’est le plus souvent traduite par un échec, comme l’a clairement montré l’Igas dans un récent rapport. L’inscription, dans ces contrats, de prévisions de recettes irréalistes et de mesures d’économies peu ambitieuses illustrent la très insuffisante implication des agences régionales de l’hospitalisation (ARH) dans leur élaboration, ainsi que l’absence de réflexion associée sur l’offre de soins. A l’échelon national, l’accumulation des directives n’a fait que compliquer la tâche des gestionnaires des établissements et brouiller le message adressé aux ARH.
- La question de l’emploi semble taboue alors que les dépenses de personnel de l’hôpital public ont progressé de 26 % entre 2000 et 2006, pour une masse salariale totale de 35 milliards d’euros, soit 23 % de l’Ondam. L’absence d’outil de gestion statistique performant, de projections démographiques, de bilan sur les effets de la réduction du temps de travail à l’hôpital témoignent que l’emploi n’est pas une priorité des autorités de tutelle. Or, une gestion active des ressources humaines est impérative pour éviter une crise majeure : entre 1999 et 2015, 385 000 départs à la retraite sont prévus, soit 55 % des effectifs de 1999. Cette situation exige une réflexion de chaque établissement sur son organisation. Elle rend aussi impérative la mise en place d’outils de gestion par la Dhos pour suivre l’évolution des effectifs et des dépenses.
La prochaine loi de financement de la sécurité sociale et le débat sur la création des agences régionales de santé seront l’occasion de faire un point sur l’avancement de ces différents chantiers.
Composition de la mission d’évaluation et de contrôle de la sécurité sociale (Mecss)
Alain Vasselle (UMP - Oise), président
Bernard Cazeau (Soc. - Dordogne), vice-président, Guy Fischer (CRC - Rhône) et Bernard Seillier (RDSE - Aveyron), secrétaires, Nicolas About (UC-UDF - Yvelines), président de la commission des affaires sociales, membre de droit
Gérard Dériot (UMP - Allier), Claude Domeizel (Soc. - Alpes de Haute-Provence), Jean-Pierre Godefroy (Soc. - Manche), André Lardeux (UMP - Maine-et-Loire), Dominique Leclerc (UMP - Indre‑et-Loire) et Jean-Marie Vanlerenberghe (UC-UDF - Pas-de-Calais).
Ce document sera prochainement disponible sur Internet :http://www.senat.fr/noticerap/2007/r07-403-notice.html
16:26 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rapport, sénat, gestion, responsable, hôpital
16 juin 2008
Assemblée Générale de l'ADEP 03 juin 2008 Rapport moral et d'activités de la Présidente de l'ADEP
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RAPPORT MORAL 2008DE L’ADEP
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Pour l’Assemblée Générale de l’ADEPdu 3 juin 2008
Année de changement à l’ADEP puisque le Président en poste Philippe ZARAYA est parti s’installer en Bretagne. Il me charge de vous transmettre toutes ses amitiés. Philippe a retrouvé un poste de direction à l’IME de QUIMPERLE. C’est une grosse structure avec 60 salariés, qui comprend IME, IMpro, Sessad et appartements thérapeutiques pour les jeunes majeurs. Il commence le 1er Juillet avec 1 mois de tuilage avec le directeur partant en retraite.
Voilà de ses nouvelles ….
A son départ, j’ai été désignée (ou choisie) pour être la nouvelle présidente de l’ADEP.
Lourde tâche pour moi : je ne suis pas parisienne … et connais peu de monde parmi vous et il ne me reste que peu de temps à faire partie des actifs.
Néanmoins, je veux faire de mon mieux et je dois dire que je suis plus que bien entourée. C’est pourquoi je commencerai par remercier mes collègues du bureau de l’ADEP qui font beaucoup pour que notre association soit dynamique et vive.
Après moi, je laisserai Marie-Christine FARAUT faire le rapport financier.
Je souhaiterais aussi que Michel CAEN nous parle de notre site et du blog.
Les années passent vite et nous autres directeurs avons de plus en plus de tâches et de responsabilités à assumer. Je sais qu’il est difficile de trouver du temps à consacrer à l’extérieur de nos établissements et pourtant, c’est tellement nécessaire de se retrouver, d’échanger et de partager expériences, soucis mais aussi réussites !
L’association est née en 1998 sous une forme associative. Le nombre d’adhérents était en moyenne de 25 personnes de 2000 à 2005. En 2007 nous étions …35….. adhérents et je suis sûre qu’il est possible d’être encore plus nombreux.
Notre association est connue auprès des interlocuteurs que sont la DASS, la MDPH et l’Education Nationale. Peut-être avons-nous à nous interroger sur l’élargissement de notre association.
Nous avons à vous soumettre un projet d’orientation : sous quelle forme faire participer les CMPP et /ou le sanitaire, et/ou le médico-social adultes, et/ou l’éducation nationale, et/ou les établissements sociaux.
- choisirons-nous d’ouvrir les possibilités d’adhésions à l’ADEP ?
- ou cela se fera-t-il par l’organisation de tables rondes ?
- comment poursuivons-nous les groupes de travail existants à l’ADEP ?
Autant de questions auxquelles il faut réfléchir ensemble car une association se doit d’être active et mobilisante. Nous serons rejoints parce que nous avons quelque chose à apporter et l’arrivée de nouvelles personnes enrichira l’ADEP.
Depuis que je suis Présidente nous avons eu quelques réunions de bureau et une journée intéressante avec la DDASS de Paris représentée par Mmes SEVENIER, COLLET et LE BRIS. Parmi tous les points abordés l’un est particulièrement à retenir : il s’agit de la mise en place des ARS (agences régionales de santé). Les ARS ont été souhaitées par les pouvoirs publics afin d’aboutir à un meilleur pilotage des politiques de santé sur une base régionale et de rendre les dépenses de santé et médico-sociales plus efficaces. Ce dispositif doit voir le jour en 2009.
Il regroupera :
- les soins de ville
- les soins hospitaliers (hôpitaux publics, privés et cliniques)
- la prévention sanitaire
- le médico-social (relevant de la sécurité sociale).
- Une autre de nos préoccupations est la « gratification » des stagiaires. A ce jour, certes des informations, circulaires et autres ont été données. Ce qui est certain, c’est que l’on demande beaucoup aux établissements : accueillir, former, évaluer (et l’évaluation demande du temps) … et payer !
- Abondera-t-on nos budgets ? et si oui au détriment de quoi ?
- Qui rémunérera les personnels accueillant et évaluant les stagiaires ?
Une fois de plus, chacun se renvoie la balle et on nous demande de gérer une situation difficile pour les étudiants alors même que n’avons pas été associés à la réforme des formations. Il me semble que nous devons avoir une attitude commune et solidaire.
- Oui nous savons que la formation sur le terrain est très importante.
- Oui nous voulons bien que les stagiaires soient rémunérés … et pourquoi par les établissements, il y a peut être d’autres possibilités.
- Oui, nous demandons que les tuteurs de stage et les personnes qui évalueront les stagiaires soient rémunérés.
Il me semble trop facile de nous faire porter tout le poids de la situation actuelle.
J’ajoute que si les établissements rémunéraient les stagiaires, il serait normal que, comme ailleurs, il y ait une relation employeur/employé (ce que ne veut pas la coordination étudiante).
A nouveau notre secteur est confronté à des changements puisque la mise en place des ARS va bousculer notre fonctionnement.
C’est pourquoi, il est nécessaire de rester mobilisés et de renforcer notre association.
Il nous faut pouvoir être présent lors des discussions qui ont et auront lieu dans les différentes instances, il nous faut faire entendre notre voix auprès de nos partenaires, il nous faut rester vigilants.
Pour toutes ces raisons, nous avons besoin de vous tous. L’ADEP, c’est nous et on compte sur vous.
Encore merci à vous d’être venus, merci à tous les membres du bureau. Je passe la parole à Mme Christine FARAUT pour le rapport financier, puis à Michel CAEN pour le site.
A 10H, nous avons le plaisir d’accueillir Madame Colette CLEMENT-BARTHEZ Magistrate et collaboratrice de la Défenseure des enfants
00:07 Publié dans Vie de l'Association | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : assemblée, générale, l'adep 03, juin, 2008, rapport, moral
10 mai 2008
Valérie Létard réagit au rapport Chossy sur le plan polyhandicap
Jean-François CHOSSY réclame un vrai “plan polyhandicap”
PARIS, 30 avril 2008 - source : AFP“Il n’y a rien eu de fait sur le polyhandicap en dehors d’un plan mis dans les tiroirs” en novembre 2005, a déclaré Jean-François Chossy, Député de la Loire, présentant à la presse, avec ses collègues Gérard Cherpion et Valérie Rosso-Debord, le rapport de leur mission.
Ce rapport a été remis ce mercredi à 12 h à la secrétaire d’Etat chargée de la Solidarité, Valérie Létard.
Le député ligérien a également dénoncé “les dysfonctionnements ou les zones d’ombre” de la loi du 11 février 2005 sur le handicap concernant le polyhandicap qui est “ignoré et mal accompagné”. “Il faut faire passer le polyhandicap de l’objet de soins à un sujet de droit”, a-t-il ajouté, prônant un “changement de mentalité” sur cette question.
Les trois députés qui se sont alarmés notamment d’un “manque flagrant de personnel qualifié” demandent la mise en place d’un plan polyhandicap sur le modèle du plan autisme.
Parmi les nombreuses mesures qu’ils préconisent :
- faire de l’auxiliaire de vie scolaire (AVS) un vrai métier,
- simplifier les démarches administratives dans les Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH),
- plaider auprès de la Commission européenne pour un taux réduit de TVA à 5,5 % pour le marché des aides techniques.
PARIS, 2 mai 2008 (APM) - La secrétaire d'Etat chargée de la solidarité, Valérie Léta
rd, a annoncé mercredi la publication prochaine d'un décret portant sur la qualité de la prise en charge des personnes polyhandicapées.
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> Le député UMP Jean-François Chossy (UMP) a présenté mercredi un rapport sur l'accompagnement des personnes polyhandicapées et de leur famille (cf dépêche APM MHLDS003) et a interrogé mercredi Valérie Létard à l'Assemblée nationale sur les suites données à ses propositions.
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> La secrétaire d'Etat a indiqué qu'un décret spécifique pour les adultes polyhandicapés portant sur l'aspect qualitatif de leur prise en charge en établissement sortira "dans les jours qui viennent".
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> Ce décret, qui existe déjà pour les enfants et qui a reçu un avis favorable du Conseil national consultatif des personnes handicapées, porte notamment sur la formation des personnels, le projet d'établissement et le plateau technique. Il devrait notamment définir les obligations des établissements et services accueillant les personnes polyhandicapées, concernant en particulier la composition et la qualification de leurs équipes pluridisciplinaires.
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> La secrétaire d'Etat a rappelé que la création de places pour les polyhandicapés était une "priorité" du gouvernement et qu'un plan pluriannuel de création de places était actuellement en cours de finalisation, dans lequel sera réservé un nombre de places dédiées au polyhandicap. Le plan sera présenté le 10 juin lors de la conférence du handicap.
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> Valérie Létard a indiqué également que le gouvernement travaillait sur une révision de la tarification dans le secteur du handicap afin qu'elle soit délivrée "en fonction de la lourdeur du handicap". Il est également prévu de simplifier les démarches des familles auprès des maisons départementales des personnes handicapées (MDPH).
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> Dans leur rapport, les députés UMP Jean-François Chossy, Gérard Cherpion (Vosges) et Valérie Rosso-Debord (Meurthe-et-Moselle), ont plaidé pour la mise en oeuvre d'un plan polyhandicap sur le modèle du plan autisme.
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Question au Gouvernement : le polyhandicap
Assemblée nationale
XIIIe législature
Session ordinaire de 2007-2008
Séance du mercredi 30 avril 2008
Polyhandicap
M. le président. La parole est à M. Jean-François Chossy, pour le groupe de l’Union pour un mouvement populaire.
M. Jean-François Chossy. Ma question s’adresse à Mme Valérie Létard, secrétaire d’État chargée de la solidarité. J’y associe mes collègues Valérie Rosso-Debord et Gérard Cherpion, qui ont travaillé avec moi sur le sujet dans le cadre d’une mission qui nous a été confiée par le président Copé.
Madame la secrétaire d’État, les nombreuses associations que nous avons rencontrées souhaitent voir reconnaître au polyhandicap sa spécificité. En effet, le polyhandicap n’est pas le multihandicap, ou deux ou trois handicaps à la fois : c’est un handicap bien particulier, qui entraîne une grande dépendance nécessitant un accompagnement constant tout au long de la vie, à chaque minute de la vie. Nous avons mis en évidence le manque de professionnels qualifiés et de formation, tant pour les professionnels que pour les accompagnants « naturels » – les parents, la maman, le plus souvent, qui reste au chevet de l’enfant, de l’adolescent sans savoir vraiment, si ce n’est ce qu’elle a appris « sur le tas », ce qu’il faut faire pour l’accompagner dans les meilleures conditions.
Le 10 juin prochain se tiendra la Conférence nationale du handicap, conformément à la loi du 11 février 2005, et j’espère bien que vous pourrez, dans ce cadre, nous présenter un plan « polyhandicap », comme vous allez probablement nous présenter bientôt un plan pour les autistes, plan susceptible d’apporter des réponses concrètes à des préoccupations qui sont extraordinaires.
Outre le manque de personnels, il y a également un manque de places en établissements spécialisés. L’accompagnement des polyhandicapés passe par un suivi constant. Alors que faire ? Faut-il créer un statut de la personne polyhandicapée ? Faut-il une charte reconnaissant sa spécificité ? Faut-il, au contraire, comme je le crois, mettre en place un plan performant qui permette à la fois de flécher les financements, d’identifier les places en établissement, de créer des places d’accueil temporaire, qui permette en tout cas de créer, par la solidarité, ce qui aujourd’hui est encore considéré avec compassion ou émotion. C’est de solidarité nationale qu’il s’agit. C’est l’essence même de votre ministère, de votre travail. Je compte sur vous, madame la secrétaire d’État, pour apporter les bonnes réponses à ces questions compliquées ! (Applaudissements sur les bancs du groupe de l’Union pour un mouvement populaire et du groupe Nouveau Centre.)
M. le président. La parole est à Mme Valérie Létard, secrétaire d’État chargée de la solidarité.
Mme Valérie Létard, secrétaire d’État chargée de la solidarité. Monsieur Chossy, je m’adresserai aussi à Mme Rosso-Debord et à M. Cherpion, qui vous ont accompagné dans ce remarquable travail parlementaire. Celui-ci sera une aide très précieuse pour le comité de suivi de la mise enœuvre de la loi sur le handicap, dans le cadre de la préparation de la conférence du 10 juin.
Vous avez raison de dire qu’il nous faut absolument aborder la question du polyhandicap de façon spécifique, car nous avons affaire à une situation qu’il faut prendre en charge dans sa globalité, sous tous ses aspects. Sans dévoiler ce qui sera présenté le 10 juin ni préjuger des contributions du comité de suivi, je peux d’ores et déjà vous donner quelques orientations.
Tout d’abord, la création de places dédiées aux polyhandicapés est une priorité pour le Gouvernement. Celui-ci est en train de finaliser un plan pluriannuel de création de places dans lequel seront réservées, fléchées comme vous l’avez dit, un certain nombre de places pour les personnes polyhandicapées.
Ensuite, nous nous attacherons à tous les aspects d’une prise en charge de qualité : formation, projet d’établissement, plateau technique. Nous sommes en train de sortir un décret spécifique pour les adultes poly-handicapés, qui manquait alors qu’il existe pour les enfants. Ce décret a reçu un avis favorable du Conseil consultatif des personnes handicapées et il sortira dans les jours qui viennent.
Par ailleurs, nous travaillons sur une tarification qui serait délivrée en fonction de la lourdeur du handicap. C’est un sujet essentiel pour le polyhandicap.
Enfin, dernier point important à mes yeux, au-delà de la simplification des démarches pour les familles, qui fait l’objet d’un travail avec les maisons départementales pour les personnes handicapées, nous allons nous investir pleinement, avec Xavier Bertrand et Nadine Morano, dans l’accueil des enfants handicapés en crèche. La petite enfance est un sujet qui est au cœur de nos préoccupations. La CNSA et de la CNAF nous remettront fin mai les conclusions de leur travail remarquable sur ce thème. Cela nous permettra d’alimenter une véritable politique du droit opposable à la garde d’enfants qui n’exclue personne, et certainement pas les enfants handicapés. Vous le voyez, les objectifs sont ambitieux ! Ils nous passionnent ; ils nous motivent. Cette question du handicap mérite votre soutien à tous ! (Applaudissements sur les bancs du groupe de l’Union pour un mouvement populaire et du groupe Nouveau Centre
19:02 Publié dans VEILLE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : valérie, létard, réagit, au, rapport, chossy, sur
01 mars 2008
Rapport moral du présidant,AG 2007
RAPPORT MORAL 2007 de l'ADEP
Cette année 2007 a été marquée par une actualité importante.
Le décret sur le métier de directeur qui était initialement prévu pour l'été dernier, Il est enfin paru le 21 février dernier.
Ce texte précise les niveaux de qualification ainsi que les modalités de délégation. On peut imaginer que ce décret serve une stratégie de regroupement d'établissements qui répondra à des objectifs financiers notamment dans un contexte de départs massifs de nombreux professionnels vers la retraite.
La loi de 2002.2 nous a imposé les enveloppes budgétaires fermées et la convergence tarifaire. Aujourd'hui le COM (Contrat d'Objectifs et de Moyens) va être un nouvel outil servant les mêmes finalités.
Le rapport entre association et direction devrait en être modifié dès lors que la négociation ce jouera avec l'association. Quid des marges de manoeuvre des directeurs et des associations ?
L'évolution des politiques sociales crée, pour certaines de nos structures, d'importantes difficultés. La mise en place difficile de la MDPH de Paris et le loi de 2005 impacte sur le remplissage de nos établissements avec parfois des conséquences financières. Cette situation nécessite l'adaptation de nos projets mais dans un contexte flou avec des stratégies insatisfaisantes de survie à court terme.
Le secteur bouge, c'est ainsi que nous avons été invités à rejoindre la journée de mobilisation et de manifestation organisée le 12 juin à l'initiative du collectif inter-associatif de l'Essonne rassemblant entre autre d'importantes associations. Il s'agissait de dénoncer un financement qui ne prend pas en compte la réalité économique de nos établissements ainsi que la gestion des 35 h ou la scolarisation du handicap sans moyens supplémentaires.
Notre secteur vit un tournant décisif qui entraîne des changements sans précédent dans la prise en charge du handicap. Tout concourt à nous laisser imaginer qu'une véritable desinstitutionalisation est en route. Face à cette inquiétude, il est légitime et sain de se poser la question de l'avenir de notre secteur.
Vie de l'association :
l'ADEP est née en 1998 sous une forme associative. Le nombre d'adhérents a été en moyenne de 25 personnes de 2000 à 2005. En 2006 nous sommes 42 adhérents ce qui montre la mobilisation des collègues. En 2000 se posait alors la question de notre reconnaissance auprès d'interlocuteurs tels que la DASS, la CDES, l'Education Nationale. Aujourd'hui, c'est une chose acquise.
Nous avons organisé quatre réunions plénières :
Le 22 novembre 2006 nous avons abordé le droit à la scolarisation avec M Barataud, inspecteur AIS et M Moréno secrétaire principal à la MDPH
En janvier nous avons abordé les nouveaux dispositifs de formation : le DIF et la VAE en présence de M Meynier pour Uniformation.
Nous avions conjointement à cette réunion organisé une assemblée générale extraordinaire afin de modifier nos statuts et l’adresse du siège social. Le quorum n’a pas été atteint et c’est le CA qui, le 12 mars, a validé les changements, conformément à nos statuts.
Le 26 mars nous avons évoqué ensemble la problèmatique du recrutement face à la pénurie de personnel avec la participation de Mr PITOU de l’ANPE Denfert.
Enfin, ce jour nous accueillerons madame Mme Frédérique Gagnou intervenante dans de nombreux établissements sur la démarche d'évaluation à partir des expériences et des travaux menés dans nos structures.
Les réunions en sous-groupe ont porté sur la problématique de la scolarisation et sur les transports. Ce travail doit se poursuivre à la rentrée et nous espérons que d'autres proposition de travail thématique voient le jour l'année prochaine.
En ce qui concerne notre communication interne, depuis 99 se pose la question de la diffusion des comptes rendus et documents de travail.
Aujourd'hui, avec une quarantaine d'adhérents, il est nécessaire d'utiliser des outils performants et de délaisser le traditionnel courrier, lent, coûteux et usant pour le travail de secrétariat.
Le Blog interne de l'ADEP est aujourd’hui un outil opérationnel. Reste à chacun de s’inscrire au bulletin d’information. Inscrivez le Blog de l'ADEP dans vos favoris. Et au rythme de nos envois vous disposerez de tous les compte rendus et informations en particulier le planning des réunions.
| Mois | Nombre de visiteurs | Pages lues |
|---|---|---|
| décembre | 28 | 77 |
| janvier | 122 | 518 |
| février | 76 | 206 |
| mars | 190 | 393 |
| Avril | 164 | 513 |
| mai | 127 | 483 |
Les outils statistiques du blog permettent d'évaluer la fréquence des visites : 160 visiteurs uniques en moyenne sur les trois derniers mois ont circulé sur le blog. Le mois de février est le plus faible en raison des congés. 463 pages ont été lues durant les trois derniers mois et ce n'est que le début ! . Nous pourrons faire mieux et vous offrir une veille juridique plus efficace.
L'adresse mail (adep.association@laposte.net) que nous avons créé est opérationnelle et fonctionne très bien. Vous êtes nombreux à l'utiliser aujourd'hui.
Sur le plan administratif la situation est enfin clarifiée :
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la situation de l'ADEP est en cours de régularisation :
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le président et le bureau sont déclarés
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les modifications des statuts a été déclarée (Nb membres au CA)
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le siège social est changé et localisé au 5-15 rue Oliver Noyer dans le 14 ème
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Nous attendons la publication au JO pour modifier l'adresse de la banque et
faire une demande de siège à la maison des associations du 14ème qui sera définitive.
En ce qui concerne l’organisation de l’association : nous attendons beaucoup votre aide à travers le renforcement du conseil d’administration et plus particulièrement pour assurer son dynamisme et en faire une force de proposition.
En conclusion :
Face aux changements sans précédent il est nécessaire de rester mobilisés pour, sinon prévenir, ou tout au moins amortir les transformations à venir. Dans un contexte ou l'adaptation devient le maître mot, nous devons le faire de manière stratégique et non par défaut.
L'ADEP est une plateforme d'échanges, de mutualisation, et de représentation qui nous permet de faire entendre notre voix auprès de nos partenaires, nos tutelles ou d'instances telles que la MDPH la CDAPH ou handiscol.
Philippe ZARAYA
Le Président
18:54 Publié dans Vie de l'Association | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rapport, assemblée, générale, 2007












