07 septembre 2008

Le temps d une toilette

 

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Paris, le 27 mai 2008

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LANCEMENT DU FILM

 

 

«Le temps d une toilette »

Le Centre de Soins Antoine de St Exupéry à Vendin le Viel avec le soutien du Centre

National de Ressources de lutte contre la Douleur (CNRD) et la Fondation CNP Assurances

présentent

 

« Le temps d une toilette »,

un film de formation sur la prévention et la prise en

charge de la Douleur lors de la toilette de l enfant et du jeune adulte polyhandicapés.

L approche de la Douleur chez la personne polyhandicapée n a été que très peu traitée.

Outre son évaluation, aucun document ne s intéresse à la douleur de l enfant lors de la

réalisation de la toilette et des gestes qui l entourent. Pourtant ce moment peut être

extrêmement douloureux pour certains enfants polyhandicapés compte tenu de leur état de

santé et du nombre important de manipulations et de transferts qu il nécessite. En effet, chez

la personne polyhandicapée, la toilette peut générer un inconfort, une peur, une angoisse

voire des douleurs importantes du fait du soin lui-même, de la mobilisation nécessaire de

l enfant et des éventuelles expériences douloureuses antérieures.

Ainsi, le film

 

« Le temps d une toilette »

présente, grâce à l alternance de séances filmées,

d interviews de professionnels et de parents, tous les moyens de prévention et de prise en

charge de la douleur à mettre en uvre par les personnels soignants lors de la réalisation

des soins d hygiène et de manutention. Il a été réalisé à la suite de nombreuses demandes

de professionnels de santé français et financé en totalité par la Fondation CNP Assurances à

hauteur de 27 000 euros.

A travers les images et les commentaires, l équipe a souhaité insister sur la philosophie qui

sous-tend la réalisation des soins au Centre de Vendin le Viel : « porter une attention

particulière à ce moment privilégié de la toilette ». En effet, il constitue, pour de nombreux

enfants, un des plus longs temps de communication de la journée avec les adultes.

Le film illustre également la multidisciplinarité indispensable à la prise en charge des

enfants polyhandicapés et la nécessité de mettre en uvre des moyens non

médicamenteux (mobilisation, utilisation du lève malade, massages, parole, ) voire

médicamenteux (antalgiques de différents paliers) pour faire, de ce moment de la toilette et

des mobilisations qu elle engendre, un soins exempt de douleur, un moment de plaisir et de

communication entre l enfant et le soignant.

Ce film de 21 minutes, constitue un support idéal de formation et une base de discussion

dans les services hospitaliers, les centres accueillant des enfants polyhandicapés et à

domicile pour impulser une démarche de changement.

Le film

 

« Le temps d une toilette »

a été conçu par le groupe Douleur du Centre de Soins

Antoine de St Exupéry à Vendin le Viel avec l appui conseil du Dr Phillipe Pernes, pédiatre et

médecin coordonateur, Elisabeth Gourdin Infirmière référente Douleur et Pascale Thibault,

Cadre supérieur de santé au CNRD

 

.

La réalisation est signée de Régis Alvin

Le film est diffusé gratuitement, sur simple demande, par la Fondation CNP Assurances à

tous les professionnels de santé (puéricultrices, infirmières, aides-soignants, auxiliaires de

puériculture, et psychomotriciens) et aux parents d enfants polyhandicapés.

Cette offre est valable jusqu au 31 octobre 2008 dans la limite d un stock de lancement de

1 000 DVD. Il sera également diffusé par le CNRD au-delà de cette date.

Adresser une demande par courrier, mail ou fax à :

Fondation CNP Assurances

Film «

 

Le temps d une toilette

»

4, place Raoul Dautry

75716 PARIS cedex 15

E mail :

 

fondation@cnp.fr

.

Fax : 01.42.18.92.85

CNRD

Pavillon Lacaze

Hôpital Trousseau

75571 Paris Cedex 12

Tél : 01.44.73.54.21

www.cnrd.fr

Le

 

Centre de soins Antoine de Saint Exupéry de Vendin Le Vieil

est un établissement

privé à participation publique (P.S.P.H.) géré par l UGECAM (Union de Gestion des

Etablissements des Caisses d Assurance Maladie Nord-Pas-de-Calais Picardie.

Il accueille des enfants à partir de 3 ans, des adolescents et des jeunes adultes présentant

une déficience motrice et mentale profondes.

Depuis 1999, CNP Assurances a consacré, via la

 

Fondation CNP Assurances, plus de

6 millions d euros

 

de subventions à la lutte contre la douleur, qu il s agisse de douleur de

l enfant, de l adulte ou de la personne âgée, de soins palliatifs, en médecine de ville comme

à l hôpital. Depuis son engagement dans le programme douleur,

 

130 projets en ont bénéficié.

DVD la douleur enfants polyhandicapés CNP.pdf

03 février 2008

Sabine Bonnaire

ea7eaab49949d389baf61a47b8fb69d3.jpgf30383c62164110020307e9e95eca10e.jpgPOUR CEUX ET CELLES QUI NE L'AURAIENT PAS VUES à LA TELE L'AN DERNIER

quatre cinemas parisiens projettent le film de Sandrine Bonnaire à partir du 30 janvier(mais pour combien de temps?)

 Elle s’appelle Sabine, un portrait inédit réalisé par l’actrice Sandrine Bonnaire sur sa petite soeur Sabine, atteinte d’autisme.

Lors de sa diffusion en septembre 2007,3.12 millions de téléspectateurs avaient  suivi le document retraçant le long parcours de Sabine, dépendante de la psychatrie depuis dix ans.

A noter que Elle s’appelle Sabine a reçu le prix de la Fipresci à la Quinzaine des Réalisateurs lors du festival de Cannes 2007.

A l’initiative de Sandrine Bonnaire, France 3 a abordé les problématiques inhérentes à l’autisme, dans le cadre d’un film consacré à Sabine Bonnaire, soeur de l’actrice, filmée par cette dernière. Ce sera sur France 3, le 14 septembre 2007.

le Nouvel Obs soulignait la qualité de ce documentaire présenté à La Quinzaine des réalisateurs à Cannes.

Le dimanche 27 mai 2007 à 16:40, sur un Blog, David Bonnaire, frère de Sandrine et Sabine écrivait :

"Bonjour, je suis le frère de Sabine et je voulais simplement dire que ce film a le merite d exister car il montre vraiment la négligence des services psychiatriques en France où les patients sont quasiment laissés à l’abandon avec leur maladie, seulement calmés par des multitudes de psychotropes qui les rendent complètement végétatifs et qui fait grossir énormement, c’est intolérable dans un pays comme le notre qu’il n’y ait pas de structures adaptées. Ce film est un témoignage de tout ce laxisme. Je suis fier que ma soeur ait eu l’idée de ce film, peut-être que ça fera bouger les choses, enfin je l’espère."

La dépêche AFP : "Gogol" ? Non, autiste. L’actrice Sandrine Bonnaire filme sa soeur, Sabine, atteinte d’une maladie "qui a longtemps cherché son nom" dans un premier documentaire à la fois intime et engagé, diffusé sur France 3 le 14 septembre.

"Pendant longtemps, on n’a pas su de quoi Sabine souffrait. L’autisme n’avait pas vraiment de définition. On disait +handicapé mental+. Il y avait aussi la honte, penser : +on a quelqu’un d’un peu gogol+. Ce mot +gogol+ revenait souvent. On n’assumait pas d’avoir quelqu’un d’un peu différent", confiait Sandrine Bonnaire, dans un entretien à l’AFP au dernier Festival de Cannes où son film était projeté.

En 2001, un diagnostic tombe enfin. Sabine a 32 ans, un an de moins que Sandrine : elle est "psycho-infantile avec des comportements autistiques". L’évaluation arrive bien tard car en 1996, tout a basculé : le décès d’un frère, un déménagement en province ont traumatisé la jeune femme qui est devenue violente envers elle-même et envers les autres. Elle a été internée en hôpital psychiatrique, y est restée cinq ans.

"Cet internement a constitué un déclic. L’état de Sabine s’est tellement dégradé à l’hôpital, elle y a perdu tellement de facultés mentales et physiques que j’ai voulu retrouver son visage d’avant en regardant les cassettes tournées durant nos vacances. La différence était terrible. Je me suis dit qu’un jour, je ferai un film", raconte l’actrice.

Toute la construction du film s’articule autour de ce contraste violent entre les images d’hier, celles d’une adolescente vive, cultivée, corps svelte, regard frondeur, et le tableau d’aujourd’hui : une femme à la voix de petite fille encombrée de son corps massif, de sa violence, de ses angoisses qui ne s’expriment qu’au gré d’une élocution difficile.

"Faire un film sur sa soeur, quand on est actrice, j’avais peur de tomber dans le "truc people". En même temps, il y avait la nécessité de parler de ce sujet. J’ai été marraine de la journée de l’autisme et j’ai constaté combien de familles vivaient ce drame dans l’ombre".

La brutalité du parallèle entre le quotidien de Sabine avant et après son hospitalisation interpelle sur les défaillances de prise en charge de l’autisme qui touche environ 100.000 (chiffre corrigé) enfants et adolescents en France. Depuis quelques années seulement, Sabine est accueillie dans un centre spécialisé où elle tente de réapprendre tout ce qu’elle connaissait.

"On est tellement protégé dans le métier d’acteur. En tournant ce film, je me suis sentie utile", commente Sandrine Bonnaire.

Vidéo à consulter

La comédienne Sandrine Bonnaire, reçue par le Président de la République le mercredi 6 septembre, a demandé à Nicolas Sarkozy la création de petites unités d’accueil pour les autistes.

Elle était accompagnée par Joseph Desbrosse, président du Groupement national des instituts régionaux du travail social, qui forment des travailleurs sociaux.

"Nous avons fait la demande à M. Sarkozy de pouvoir créer des lieux de vie, de petites unités", a déclaré l’actrice à des journalistes après l’entretien. "La demande a été entendue. On verra prochainement ce qu’il en est."

Elle a précisé que cette demande ne concernait pas seulement l’autisme mais plus généralement les personnes qui ont un trouble du développement.

"Ce sont des personnes qui ne guériront pas, qui peuvent aller mieux s’il y a une meilleure prise en charge, avec des gens formés, des éducateurs spécialisés et surtout des lieux qui ne ressemblent pas aux hôpitaux, puisque que ce sont des gens condamnés à vivre en institution", a-t-elle expliqué. "Il faut que ces lieux soient intimes et qu’ils (les malades) aient l’impression d’être chez eux."

Sandrine Bonnaire a indiqué qu’elle avait envoyé un courrier début août au président Sarkozy l’invitant à voir son film et lui demandant un rendez-vous.

Elle a précisé que le dossier allait maintenant être transmis au ministre des Relations sociales et de la Solidarité Xavier Bertrand, qu’elle rencontrerait prochainement.

Egalement un article du Monde le 9/10 septembre 2007613aa5b5a6481166e0b4f56853833ea9.jpg28db572a65f2ae5e518fc1050a88be02.jpg