« réunion des administrateurs le 04 février 2008 | Page d'accueil | des groupes électrogènes dans nos établissements d'hébergement,ce n'est pas une sinécure! »
03 février 2008
Sabine Bonnaire

POUR CEUX ET CELLES QUI NE L'AURAIENT PAS VUES à LA TELE L'AN DERNIER
quatre cinemas parisiens projettent le film de Sandrine Bonnaire à partir du 30 janvier(mais pour combien de temps?)
Elle s’appelle Sabine, un portrait inédit réalisé par l’actrice Sandrine Bonnaire sur sa petite soeur Sabine, atteinte d’autisme.
Lors de sa diffusion en septembre 2007,3.12 millions de téléspectateurs avaient suivi le document retraçant le long parcours de Sabine, dépendante de la psychatrie depuis dix ans.
A noter que Elle s’appelle Sabine a reçu le prix de la Fipresci à la Quinzaine des Réalisateurs lors du festival de Cannes 2007.
A l’initiative de Sandrine Bonnaire, France 3 a abordé les problématiques inhérentes à l’autisme, dans le cadre d’un film consacré à Sabine Bonnaire, soeur de l’actrice, filmée par cette dernière. Ce sera sur France 3, le 14 septembre 2007.
le Nouvel Obs soulignait la qualité de ce documentaire présenté à La Quinzaine des réalisateurs à Cannes.
Le dimanche 27 mai 2007 à 16:40, sur un Blog, David Bonnaire, frère de Sandrine et Sabine écrivait :
"Bonjour, je suis le frère de Sabine et je voulais simplement dire que ce film a le merite d exister car il montre vraiment la négligence des services psychiatriques en France où les patients sont quasiment laissés à l’abandon avec leur maladie, seulement calmés par des multitudes de psychotropes qui les rendent complètement végétatifs et qui fait grossir énormement, c’est intolérable dans un pays comme le notre qu’il n’y ait pas de structures adaptées. Ce film est un témoignage de tout ce laxisme. Je suis fier que ma soeur ait eu l’idée de ce film, peut-être que ça fera bouger les choses, enfin je l’espère."
La dépêche AFP : "Gogol" ? Non, autiste. L’actrice Sandrine Bonnaire filme sa soeur, Sabine, atteinte d’une maladie "qui a longtemps cherché son nom" dans un premier documentaire à la fois intime et engagé, diffusé sur France 3 le 14 septembre.
"Pendant longtemps, on n’a pas su de quoi Sabine souffrait. L’autisme n’avait pas vraiment de définition. On disait +handicapé mental+. Il y avait aussi la honte, penser : +on a quelqu’un d’un peu gogol+. Ce mot +gogol+ revenait souvent. On n’assumait pas d’avoir quelqu’un d’un peu différent", confiait Sandrine Bonnaire, dans un entretien à l’AFP au dernier Festival de Cannes où son film était projeté.
En 2001, un diagnostic tombe enfin. Sabine a 32 ans, un an de moins que Sandrine : elle est "psycho-infantile avec des comportements autistiques". L’évaluation arrive bien tard car en 1996, tout a basculé : le décès d’un frère, un déménagement en province ont traumatisé la jeune femme qui est devenue violente envers elle-même et envers les autres. Elle a été internée en hôpital psychiatrique, y est restée cinq ans.
"Cet internement a constitué un déclic. L’état de Sabine s’est tellement dégradé à l’hôpital, elle y a perdu tellement de facultés mentales et physiques que j’ai voulu retrouver son visage d’avant en regardant les cassettes tournées durant nos vacances. La différence était terrible. Je me suis dit qu’un jour, je ferai un film", raconte l’actrice.
Toute la construction du film s’articule autour de ce contraste violent entre les images d’hier, celles d’une adolescente vive, cultivée, corps svelte, regard frondeur, et le tableau d’aujourd’hui : une femme à la voix de petite fille encombrée de son corps massif, de sa violence, de ses angoisses qui ne s’expriment qu’au gré d’une élocution difficile.
"Faire un film sur sa soeur, quand on est actrice, j’avais peur de tomber dans le "truc people". En même temps, il y avait la nécessité de parler de ce sujet. J’ai été marraine de la journée de l’autisme et j’ai constaté combien de familles vivaient ce drame dans l’ombre".
La brutalité du parallèle entre le quotidien de Sabine avant et après son hospitalisation interpelle sur les défaillances de prise en charge de l’autisme qui touche environ 100.000 (chiffre corrigé) enfants et adolescents en France. Depuis quelques années seulement, Sabine est accueillie dans un centre spécialisé où elle tente de réapprendre tout ce qu’elle connaissait.
"On est tellement protégé dans le métier d’acteur. En tournant ce film, je me suis sentie utile", commente Sandrine Bonnaire.
La comédienne Sandrine Bonnaire, reçue par le Président de la République le mercredi 6 septembre, a demandé à Nicolas Sarkozy la création de petites unités d’accueil pour les autistes.
Elle était accompagnée par Joseph Desbrosse, président du Groupement national des instituts régionaux du travail social, qui forment des travailleurs sociaux.
"Nous avons fait la demande à M. Sarkozy de pouvoir créer des lieux de vie, de petites unités", a déclaré l’actrice à des journalistes après l’entretien. "La demande a été entendue. On verra prochainement ce qu’il en est."
Elle a précisé que cette demande ne concernait pas seulement l’autisme mais plus généralement les personnes qui ont un trouble du développement.
"Ce sont des personnes qui ne guériront pas, qui peuvent aller mieux s’il y a une meilleure prise en charge, avec des gens formés, des éducateurs spécialisés et surtout des lieux qui ne ressemblent pas aux hôpitaux, puisque que ce sont des gens condamnés à vivre en institution", a-t-elle expliqué. "Il faut que ces lieux soient intimes et qu’ils (les malades) aient l’impression d’être chez eux."
Sandrine Bonnaire a indiqué qu’elle avait envoyé un courrier début août au président Sarkozy l’invitant à voir son film et lui demandant un rendez-vous.
Elle a précisé que le dossier allait maintenant être transmis au ministre des Relations sociales et de la Solidarité Xavier Bertrand, qu’elle rencontrerait prochainement.
09:55 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : passe, à, partir, du, 30, janvier, dans















Ecrire un commentaire